Les élections américaines, live from Philly

La campagne présidentielle américaine, suivie et commentée au jour le jour depuis Philadelphie

04 avril 2008

Dear Mr. President...

Pendant ce temps, que se passe-t-il à la Maison Blanche?
Bush est copieusement détesté en Europe et dans le monde? Rassurez-vous, il n'est pas très populaire ici non plus... Il y a encore certes environ 30% de la population qui approuve l'action du président, mais cette cote frise les records d'impopularité de Nixon pendant l'affaire du Watergate.

Ci-dessous, la cote de popularité du président pendant ses deux mandats...

BushApproval

Rien de nouveau sous le soleil.

Ce qui est nouveau, c'est que le pessimisme général bat des records. A la question: "Avez-vous l'impression que les choses dans ce pays vont généralement dans la bonne direction, ou que les choses sont assez sérieusement engagées sur la mauvaise voie?", pas moins de 81% des Américains répondent que les chosent vont dans la mauvaise direction, dans un sondage New York Times / CBS News publié aujourd'hui. Un record absolu depuis que ce sondage régulier a été mis en place au début des années 90...

wrongtrack          wrongtrack1

Quoi de plus approprié en ce jour que de récouter la chanson de Pink "Dear Mr. Président"?

Lors de sa sortie il y a deux ans, la chanson a fait beaucoup parler d'elle, spécialement parce que Pink a déclaré tout simplement qu'elle s'adressait au président Bush. La chanson contient une série de questions au président, lui demandant comment il se sent par rapport à plusieurs problèmes controversés comme la guerre ("Laissez-moi vous parler de dur labeur: reconstruire nos maisons après que les bombes les ont détruites"), l'opposition à l'augmentation du salaire minimum ("Laissez-moi vous parler de dur labeur: salaire minimum avec un enfant en route"), la politique d'éducation ("Comment pouvez-vous dire qu'aucun enfant n'est laissé de côté? Nous ne sommes ni stupink_dear_mr_presidentpides ni aveugles: ils sont tous en prison", en référence à la très controversée loi intitulée "No child left behind"),  l'avortement ("Quelle sorte de père pourrait supprimer les droits de sa propre fille?"), l'homosexualité ("Quelle sorte de père pourrait haïr sa fille si elle était gay?", également en référence à la politique stricte du vice-président Cheney alors que sa propre fille est lesbienne), les sans-abris ("Comment vous sentez-vous lorsque vous voyez tous les sans-abris dans la rue?"), l'abus de drogue ("Vous avez fait du chemin depuis le whisky et la cocaïne").

Dear Mr. President, come take a walk with me, let's pretend we're just two people and you're not better than me
I'd like to ask you some questions if we can speak honestly
What do you feel when you see all the homeless on the street? Who do you pray for at night before you go to sleep?
What do you feel when you look in the mirror? Are you proud?

How do you sleep while the rest of us cry?  How do you dream when a mother has no chance to say goodbye?
How do you walk with your head held high? Can you even look me in the eye? And tell me why?


Dear Mr. President, were you a lonely boy? Are you a lonely boy? Are you a lonely boy?
How can you say no child is left behind? We're not dumb and we're not blind: they're all sitting in your cells while you pave the road to hell
What kind of father would take his own daughter's rights away? And what kind of father might hate his own daughter if she were gay?
I can only imagine what the first lady has to say, You've come a long way from whiskey and cocaine

Let me tell you about hard work: minimum wage with a baby on the way
Let me tell you about hard work: rebuilding your house after the bombs took them away
Let me tell you about hard work: building a bed out of a cardboard box
Let me tell you about hard work, hard work, hard work, You don't know nothing about hard work...

Mentionnons également la chanson de Neil Young "Let's impeach the president", sortie à la même époque. (Le clip est bien fait, avec plusieurs images d'archives montrant certains des plus gros fiascos de l'administration Bush).

Destituons le Président pour nous avoir menti et mené notre pays à la guerre
Abusé tout le pouvoir que nous lui avons confié et jeté notre argent par les fenêtres
Qui a engagé tous les criminels, les ombres de la Maison Blanche cachées derrière les portes closes
Ils ont déformé les faits pour arranger leurs histoires, sur la raison d'envoyer nos hommes à la guerre
Destituons le président pour avoir espionné nos concitoyens chez eux
Violant toutes les lois de notre pays en utilisant nos ordinateurs et nos téléphones
Si Al Quaida avait fait exploser les digues, la Nouvelle Orléans aurait-elle été mieux protégée?
Couverts par la protection de notre gouvernement, ou bien quelqu'un n'était-il pas présent ce jour-là ?
Destituons le président pour avoir détourné notre religion et l'avoir utilisée pour être élu
Divisant notre pays entre différentes couleurs, tout en continuant de négliger le peuple noir
Dieu merci il craque sur les stéroïdes depuis qu'il a vendu sa vieille équipe de base ball
Plein de gens attendent que celà pète, mais bien sûr notre président reste propre, Dieu merci

NeilYoung Let's impeach the president for lying, and misleading our country into war
Abusing all the power that we gave him, and shipping all our money out the door
Who's the man who hired all the criminals, the White House shadows who hide behind closed doors
And bend the facts to fit with their new stories of why we have to send our men to war
Let's impeach the president for spying on citizens inside their own homes
Breaking every law in the country by tapping our computers and telephones
What if Al Qaeda blew up the levees? Would New Orleans have been safer that way?
Sheltered by our government's protection, or was someone just not home that day?
Let's impeach the president for hijacking our religion and using it to get elected
Dividing our country into colors and still leaving black people neglected
Thank god he's cracking down on steroids since he sold his old baseball team
There's lots of people looking at big trouble but of course our president is clean, thank God


Vu la popularité misérable du président parmi la population américaine, inutile de préciser que, dans mon bastion démocrate de Philadelphie (où le rapport de force démocrate-républicain est de 4 contre 1), la cote de Bush frise le zéro absolu...

Posté par Pat Philly à 15:11 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Anti-Bush

    Il ne faudrait pas oublier le disque de Neil Young sorti en 2006 "Living with War" et son titre-phare "Let's Impeach the President" pour lequel l'artiste a été poursuivi par le FBI et la chanson interdite d'antenne. Ces paroles sont, à mon sens, beaucoup plus virulentes que celles de Pink.

    Posté par Jean-Claude, 06 avril 2008 à 13:17
  • Anti-Bush

    En effet, je viens d'ajouter quelque chose à propos de la chanson de Neil Young dans le texte. Thanks!

    Posté par Pat, 06 avril 2008 à 13:18

Poster un commentaire